Ariel fête ses quarante ans : c'est le moment propice pour faire le point et définir l'avenir.
Nous avons été contraints, pour des raisons budgétaires, d'interrompre momentanément la parution d'Ariel il y a deux ans, préférant cette solution à celle d'un compromis sur la qualité de notre publication. Il nous fallait aussi améliorer et rentabiliser nos réseaux de distribution. Souhaitons que cette nouvelle édition inaugure à cet égard une formule plus efficace.
Depuis sa première édition, en 1962, Ariel s'est acquis une réputation internationale, étant la seule revue destinée aux lecteurs non hébraïsants à couvrir tous les aspects de la culture israélienne. Notre publication ne prétend pas à l'exhaustivité, elle se contente de présenter des facettes de la production littéraire, poétique, artistique, théâtrale, cinématographique et musicale, ainsi que certaines percées scientifiques dans les domaines de l'archéologie, de l'architecture ou de l'environnement.
Des centaines de lecteurs du monde entier nous ont écrit pour nous exprimer leurs regrets au cours de ces deux ans de cessation de la parution d'Ariel. Espérons que cette reprise les comblera. Si les muses se taisent lorsque les canons tonnent, le ministère israélien des Affaires étrangères entend, avec cette revue, faire en sorte que les muses couvrent le bruit des canons.
Ariel a beaucoup évolué depuis sa naissance. Nous continuerons à transmettre notre message d'espoir et de paix, à tisser patiemment des liens de coopération culturelle entre notre pays et tous les peuples de la planète. Forte de ses éditions en six langues, notre revue est distribuée dans les cinq continents par plus d'une centaine de missions diplomatiques. Nous invitons nos lecteurs à nous écrire, à communiquer leurs suggestions, leurs commentaires et leurs critiques au rédacteur en chef d'Ariel.
Dan Kyram
Adjoint au directeur général
Département culturel
Ministère des Affaires étrangères
Jérusalem, décembre 2001